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Dimitri Robert-Rimsky

Du Vendredi 1 Mars au Vendredi 31 Mai 2019


Avec les théories de l’Anthropocène, de nombreux chercheurs en sciences humaines et sociales ont entrepris de recentrer leur discipline en considérant le rôle des interrelations entre des acteurs  humains et non-humains en termes d’agentivité (agency). C’est le cas entre autres de Gregory Quenet ou de Dipesh Chakrabarti qui ont pris parti de proposer des formes de réécritures de l’Histoire en la resituant dans un contexte environnemental au sens large. Cette “Géohistoire“ s’inscrit dans ces disciplines qui se reconstruisent en regard des changement de paradigme induits par l’Anthropocène.

Il s’agit de proposer une recherche autour de ces paysages hybrides qui brouillent les notions traditionnelles d’espace et d’interrelations entre les différents acteurs qui les constituent. Pourrait-on concevoir une pratique artistique où les formes de représentation se construiraient vis-à-vis de ce bouleversement, où l’acteur principal ne serait plus l’homme mais son environnement ? Comment faire fondre la distance entre l’arrière-plan et le premier, lui rendre son agentivité ?

Comme l’explique Gregory Quenet l’histoire de la colonisation européenne et la construction d’un monde globalisé passe par un formatage des territoires, de la rationalisation des ressources et de la mise en circulation d’espèces vivantes à travers la planète. Cette expansion biologique vient avec l’exportation progressive de la ville occidentale comme modèle de développement. Mon travail vise à formuler une iconographie de cette Géohistoire en proposant une relecture sur des questions d’urbanisme, de l’architecture, d’un point de vue environnemental et de comment la ville s’inscrit dans une “Histoire Monde“. Un regard sur les interrelations des collectifs de non-humains qui façonnent ces paysages, ces “géologies sociales“.

Mon travail s’inscrit dans une recherche sur la notion de patrimoine historique et social de ces « villes nouvelles ». Il s’agirait ici de prendre au sérieux l’expression “repolitiser le paysage“, de rechercher, archiver, construire une iconographie qui s’inscrit dans cette “Géohistoire“. Un espace où le relief et la géologie ne servent plus de “cadre“ à l’activité et aux conflits humains, mais sont des acteurs à part entière du récit qu’ils composent.

 

Le programme de résidence d’artistes est organisé en collaboration avec le Parc Naturel Régional de Lorraine et la commune de Lindre-Basse.